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V E R O - (V E R U)

 

 

VERO

est situé à environ 20 km d’Ajaccio. Une fois passé le goulot d’étranglement au lieu dit « Saltu a Rinaldu » (connu pour sa légende) en bordure de Gravona sur la RN 193, on découvre le territoire de la commune de Vero. Le village, exposé au sud, est installé à 450 m d’altitude, sur les pentes d’un contrefort montagneux, au milieu d’un écrin naturel verdoyant en forme de cirque.

C’est sur le territoire de Veru que s’élevait la bourgade antique la plus importante de la pieve de Celavu. A la fin du moyen âge, ce qui subsistait de la bourgade romaine et médiévale fut mis à sac par des hordes sarrasines. Selon la tradition orale, tous les habitants furent massacrés.

 

 

PATRIMOINE

Après l’abandon définitif de l’église piévane, les habitants construisirent en 1580 un oratoire près des maisons actuelles. Sur cet emplacement, l’église Saint Jean-Baptiste, souvent agrandie et remaniée, a été l’objet, en 1977, d’une restauration complète.

L’édifice abrite notamment, un ensemble sculpté du XVIIe siècle, représentant le baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste, en bois taillé, peint et doré. On peut également y admirer une statue de la Vierge à l’Enfant, en bois taillé et doré, contemporaine de la précédente. Ces deux œuvres d’art sont classées par les monuments historiques depuis 1969. Le clocher, en pierres de taille, date de la fin du XIXe siècle.

Jardins en terrasses, aires de battage des céréales, moulins à huile, moulins à farines, charbonnières, canaux d’irrigation, sont autant de traces d’une activité agricole intense. Le travail artisanal des fabricants de pipes, de terre cuite ou de savon venait s’ajouter à ce dur labeur, sans oublier les éleveur de chèvres, brebis, porcs, vaches et abeilles.

l'église de Vero

PATRIMOINE NATUREL

La forêt territoriale de Veru appartenait autrefois au Seigneur Rinuccio de Leca. En 1504, elle fut confisquée sur ordre de la Banque Saint-Georges. Elle s’ajoute à la grande forêt de pins maritimes possédée par la commune.

Dans le cadre de l’économie de subsistance, l’exploitation traditionnelle de cette forêt a généré des activités diverses au fil de l’histoire de la vallée : fours à poix, charbon de bois, fagots de bois, traverses de châtaignier, bardeaux et souches de bruyère pour les ébauchons de pipes.

Forêt de pins au dessus du village
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